Le 15 octobre 2010, les ministres des Transports de l’Union Européenne ont trouvé un consensus sur la révision de l’eurovignette. Datant de mai 2006, la directive Eurovignette, actuellement en vigueur, précise la taxation des infrastructures du réseau routier européen.

La révision porte sur la prise en compte des coûts externes (bruit, pollution, congestion) causés par le transport routier dans le calcul des montants des péages. En effet, le transport routier par son implication dans la mondialisation des échanges de marchandises engendre des effets secondaires négatifs sur l’environnement. L’instauration d’un péage modulé à l’horizon 2013-2014 a pour objectif de réduire ces effets et de parvenir à un transport routier durable.

Loin de faire l’unanimité chez les professionnels du transport, cette proposition est perçue comme une taxation supplémentaire dans un contexte économique délicat. Pour les professionnels, cette voie n’est pas une solution acceptable pour l’avenir du secteur transport et la réelle prise en compte des problèmes environnementaux.

L’Europe ne se serait pas concentrée sur la réduction des externalités. Elle a fait un choix politique et non économique et aurait fait preuve d’une distorsion de concurrence. En effet, certains véhicules sont affranchis pour le moment de cette taxation au titre de la pollution de l’air*. La congestion, quant à elle, est traitée par des tarifs de péage modulés selon les heures de pointe aux seuls véhicules poids lourds.

Les véhicules Euro 5 sont exemptés jusqu’au 31 décembre 2013, les Euro 6 jusqu’au 31 décembre 2017