Le secteur de la messagerie express est soupçonné de réaliser des pratiques commerciales douteuses et non-conformes à la règlementation. Une procédure judiciaire a été ouverte suite à des soupçons d’entente sur les prix entre 2004 et 2007 et sur des pratiques anticoncurrentielles.

Après avoir auditionné des responsables du secteur de la messagerie, la justice et les autorités de la concurrence poursuivent leur enquête en réalisant des perquisitions chez des représentants du secteur de la messagerie parmi lesquels des sièges de grands groupes ou d’instances nationales. Le verdict ne sera pas rendu avant un an et demi, délai nécessaire pour que la justice considère toutes informations à sa disposition.

Cette affaire n’est pas sans rappeler l’amende infligée par le Conseil de la concurrence à la Fédération nationale de la messagerie en 1988 pour près d’un million de francs ainsi que des sanctions plus lourdes à de grands groupes pour des ententes tarifaires décidées communément et sans respect des règles concurrentielles.

Ce contexte n’offre pas une bonne vitrine pour le secteur du transport express réuni récemment en Université à Paris à l’occasion de la rencontre annuelle de la Fédération des entreprises des Transport et de logistique de France (TLF). Quel discours tenir pour rassurer les clients et les partenaires internes? Les soupçons et les suspicions répandus dans les médias suite à l’enquête et aux perquisitions ne contribuent pas à donner une bonne image de la profession déjà fortement frappée par la crise financière de 2009.