Depuis plus d’un an, les organisations patronales et syndicales discutent de la mise en place d’une couverture santé pour l’ensemble de la branche transport. De profonds désaccords sont apparus autour de cette question tant sur la méthode que sur la forme.

De nouveau au centre des débats le 7 février prochain, ce dossier fera l’objet d’une rencontre de la Commission nationale d’interprétation et de conciliation (CNIC) composée de représentants patronaux et syndicaux du monde du transport routier.

Sa mission est de proposer un projet de mutuelle conventionnelle avec un panier de soins déterminé qui s’appliquerait à l’ensemble des entreprises de la branche Transport Routier. D’importantes tensions sont apparues parmi les membres de cette instance sur ce sujet à tel point que la réunion du 7 février sera réalisée en deux temps.

La première partie réunira les représentants syndicaux autour d’un cabinet d’experts mandaté pour réaliser une étude technique et des simulations financières des contrats projetés. Les mandataires des organisations patronales rejoindront les discussions dans un second temps.

Les représentants des organisations professionnelles attendaient une contre-proposition au projet qu’elles ont adressé dernièrement aux syndicats. Ce projet expose les types de prestations et les conditions d’ouverture de la complémentaire santé conventionnelle constituant la base minimale dont la CNIC avait pour mandat de définir. Le coût de ce projet est établi à 1% du plafond mensuel de la Sécurité sociale réparti à 80% pour le salarié et 20% pour l’entreprise.