La Cour des comptes vient de rendre un rapport particulièrement accablant sur l’utilisation du gazole dans le transport routier. Elle dénonce notamment le caractère dangereux pour la santé du diesel, et la faiblesse des rentrées fiscales procurées par ce carburant.

Particulièrement plébiscité par les automobilistes et les constructeurs automobiles, La fiscalité de ce carburant est remise en cause par la Cour des comptes dans son volet « dépense fiscales rattachées à la mission écologie, aménagement et développement durable ». C’est bien le taux réduit de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) s’appliquant au gazole qui est la cible des magistrats de cette institution.

Avec un parc roulant constitué presque exclusivement de véhicules diesel, les transporteurs routiers sont viscéralement opposés à la réforme de la fiscalité sur le gazole. Il est important de rappeler que le blocage des routes organisé par les grandes fédérations patronales du transport routier en 2000 était à l’origine une réaction à la possible mise en place de cette réforme. Espérons que pour une fois, l’Etat saura concilier impératifs écologiques et risques économiques pour une profession déjà particulièrement touchée par la crise.