Quelques jours avant son départ du Gouvernement, Dominique Bussereau a présenté le budget des Transports et les orientations définies pour l’année 2011. L’enveloppe budgétaire des transports s’élève à 7,73 milliards d’euro soit près du quart du budget du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) proche de 28 milliard d’euros.

Selon le secrétaire d’État, ce budget confirme les orientations engagées ces dernières années en faveur d’un transport plus écologique et intégrant les recommandations issues du Grenelle. Malgré cet effort financier, des doutes sur la pérennité des financements des infrastructures routières ont été émises par des responsables politiques.

A ce jour, le budget définitif n’intègre pas les conclusions de l’examen du Schéma National des Infrastructures (SNI) prévu en décembre 2010. Cofinancé en partenariat avec les collectivités territoriales à l’horizon 2020, le SNI aura pour but de réaliser des infrastructures compatibles avec une mobilité durable. Pour cela, l’une de ses orientations sera le développement d’infrastructures alternatives à la route tels que les transports en commun, le ferroviaire, le maritime et le fluvial. Pour atteindre les objectifs fixés dans le Schéma, l’État réservera une enveloppe budgétaire de 170 milliards d’euros d’ici 2020.

De nombreux responsables politiques ont soulevé la cohérence du SNI avec le plan de modernisation des itinéraires routiers 2009-2014. Pour le ministre, la part réservée pour la route dans le SNI est volontairement en diminution en raison de la surconsommation des crédits lors du dernier Plan de Relance et la volonté de privilégier d’autres modes de transport.