L’Etat a récemment indiqué que la société Autostrade a été retenue pour collecter les futures écoredevance et la taxe expérimentale alsacienne. Classé premier dans le cadre du dialogue compétitif lancé par le ministère des transports, le groupe italien Autostrade a remporté la procédure d’appel public à la concurrence.

Autostrade a remporté un marché estimé à près de deux milliards d’euros sur une durée de treize ans dont trois mois de définition des modalités du partenariat.

Autostrade propose une solution technique de collecte de l’écotaxe dite « du choix libre du flux intégral sur la route ». Autrement dit, utilisation du système GPS pour suivre les véhicules par satellite et transfert des données par ondes radio. Une plateforme informatique sera développée pour collecter et traiter l’ensemble de ces informations. Aucune gare de péage ne sera installée sur le réseau routier français concerné par cette taxe.

Pour parvenir à la collecte de ces données, Autostrade devra équiper près d’un million de poids lourds de capteurs et autres boîtiers d’ici la fin d’année 2011 notamment pour le démarrage de l’expérimentation de l’écotaxe en Alsace en 2012.

Quelques inquiétudes sont toutefois perceptibles et portent sur la définition du mécanisme de répercussion, compensation décidée pour ne pas mettre en péril l’équilibre économique du secteur des transports. Les résultats issus des simulations montrent la complexité de la mise en place de ce principe ; facturation au réel, au forfait ? Quelle règle appliquer dans des cas complexes de type transport multilots ou messagerie ?