L’association TDIE qui regroupe l’ensemble des acteurs des différents modes de transports (professionnels, gestionnaires d’infrastructures, transporteurs et chargeurs, élus nationaux et territoriaux, experts et universitaires) a pour but de promouvoir une politique globale et ambitieuse des transports et des déplacements.

Pour contribuer à ces objectifs, l’association a lancé en février une étude sur le réseau routier national dont la dégradation paraît engagée. Pour les membres de cette association, la route a sa place dans la chaîne de déplacement bien que le fret ferroviaire ou fluvial doit être encouragé.

Pourtant, bien que le routier accapare plus de trafic que le ferroviaire notamment pour le transport des marchandises, le réseau semble se détériorer pouvant entraîner une baisse de la compétitivité pour le réseau français. Cette étude a donc pour objectif d’établir un état des lieux en posant le constat du patrimoine actuel décentralisé ou non transféré.

Les conclusions de cette étude sont attendues pour le printemps 2011.

Pour Louis Nègre et Philippe Duron coprésidents de TDIE les besoins routiers ne sont pas anticipés par les maîtres d’ouvrages, État et collectivités locales. Cela s’explique par des raisons budgétaires qui ne placent pas en priorité les infrastructures routières dans les arbitrages financiers. L’étude devra donc évaluer la charge financière du patrimoine actuel et le besoin de financements annuels et ultérieurs.

Une comparaison avec des pays européens complètera ces travaux.

En parallèle de cette étude, TDIE publiera une contribution sur le transport de marchandises en France.